Affichage des articles dont le libellé est Lumière. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lumière. Afficher tous les articles

vendredi 30 septembre 2022

Ouatée matinée d'automne




En cette
 
Ouatée matinée d’automne

L'une lumière et l'autre guerrière

Me tiennent la main et je sens mon cœur

S’abandonner à la consolante douceur

Porteuse de vie, porteuse d’espoir

Qui adoucit ces jours noirs

Où, sans elles, mon âme si frêle,

S’écroule…


Voyez, comme elles me portent

Tout au long du long chemin

La petite et la grande sœur

Berçant toutes mes peurs

De l’obscur, si incertain

Affligeant, lendemain…


Parce que

Leur foi en moi

Infinie, me vivifie

Dans leur amour

Je me fais alors bravoure

Dans leur certitude

J’inspire fond la gratitude

Dans leur force

Je me renforce

Car leur regard me sacre reine

Et embaume toutes mes peines


Et, oh mon dieu, leur joyeux rire

Est le plus exquis des élixirs

Pour mon pauvre cœur de mère

Dans cette vie douce-amère

Où il y a des heures

Bien plus amères

Que douces !


(Carmen Cupido)


 

vendredi 29 juillet 2022

L'amour, graine et fruit...


Que l'amour te sauve et allume ta flamme
Que sa lumière te guide et ne jamais s'éteigne
À l'heure la plus sombre quand ta vie s'écroule
Et que des larmes aigries de tes yeux s'écoulent

Que l'espoir te lève
Si dans l'abîme tu tombes
Et les vents te poussent
Vers le droit chemin
À chaque fois que tu te perds
De la ligne maîtresse de ton destin

Que ton cri de vie
Ne se meure plus
Au fond de ta gorge
Que ton chant se forge
De forces nouvelles
Prêtes à entamer
Les plus féroces duels
Contre tous les monstres et murs perpétuels

Que le matin te réveille
À la veille d'une nouvelle ère
Ce nouveau temps que tu tant espères
Que l'amour et l'essence priment enfin sur la terre

Que l'amour te sauve et allume ta flamme
Que sa lumière te guide et ne jamais s'éteigne
À l'heure la plus sombre quand ta vie s'écroule
Et que des larmes aigries de tes yeux s'écoulent

L'amour est une porte grande ouverte
Sur des possibilités infinies
Où tu es la graine et seras aussi le fruit!

(Carmen Cupido)


 

dimanche 21 mars 2021

Corpus Poème Corpus


Donner "Corpus" au Poème,
Avec mon corps entier.
Guigner dans les entrailles de ce que je suis
Sans bandeau dans les yeux des mots.

Accoucher d'enfants qui naissent sans demander assentiment.
Sans demander pourquoi; pour quoi.
Ils sont, existent et point.

Big Bang de gribouillis
Qui se croient des rêves de lumière,
Traversant le tunnel utérin de la Poétesse.
Ils vont, pressés, arracher des mondes
Au trou noir de l'âme.

Bouts de vérité, qu'en forme de mensonge,
Glissent, je ne sais d'où jusqu'au bec étroit de la Plume.
Murmures d'amour, peut-être désamour, qui brûlent
Les doigts de tous ceux qui touchent la peau du corps du Poème.

Poser l'ouïe dans la poitrine de la nostalgie
Quand celle-ci maudit l'absence,
Lui jetant mille blasphèmes au visage.

Fleur de "Carme" qui éclot, parce que.
Ses racines, creusant, par dedans
La chair qu'elle prend pour Terre.

(Carmen Cupido)

vendredi 21 février 2020

Baiser de Lumière


Je ne veux pas, je ne veux plus
Me lever, chaque jour
Obliger mon corps, mon âme
De traîner le poids, les peines
De l'évidence de ton absence
Comme un boulet que le sort
A attaché à mes pieds.
Je ne veux pas, je ne veux plus

Puis-je te confesser
Que depuis que tu es parti
Vivre sans ciel ni étoiles
M'est devenu insupportable
Que je crains que si je laisse fleurir les mots
Les rimes en folie se fassent dévastateurs flots
Noyant tous les battements de mon coeur
Dans une mer de mélancolique poésie
Perpétuellement noircie par le viscéral silence
Tu sais? Ce néant abyssal que tu as laissé
Au creux de mes mains
Quand tu t'en es allé

Comment?
Aide-moi, je ne comprends pas
Toi, l'étoile qui s'est consommé
Qui n'existe plus, qui n'existe pas
Peut-il être l'astre du berger qu'encore me conduit
Altier, au zénith,  au milieu de ma nuit
Celui, qu'à chaque aurore
En douce, effleure ma bouche
De son baiser de lumière...

(Carmen Cupido)

jeudi 13 février 2020

Guerrier de Lumière


La voici,
L’occulte vocation 
L'ultime aspiration du silence
Délivrer tous les cris
Ces créatures emprisonnées
Qu’y gisent
Au fond 
De nos yeux meurtris
Creuser
Un profond sentier
Dans le gouffre infertile
Infernale de nos gosiers
Ouvrir le passage
À toutes les voix
Orphelines de mots
Se faire
Guerrier de Lumière
En éternel duel
Épée en main
À l’assaut
De tous les maux
Qui nous ensevelissent
Vivants
Dans l’obscurité
Cet étendu noir
Avaleur d’astres
Géant néant
Qui tue
Sa faim de matière
En engloutissant
 Nos âmes amères.

(Carmen Cupido)


jeudi 1 août 2019

La lumière que je leur donne


Il se tait, mon sourire,
Peu à peu, je le sais
Dans les lèvres de mes yeux
Que je mords
Pour que la bouche ne pleure
Les ovules de larmes
Qui descendent les marches
Qui séparent les ovaires de la Poétesse
De l’utérus qui anxieusement attend
 L’embryon Poème

Je plie,
L’un de mes genoux touche déjà terre
Sous le poids que, chaque jour de plus, m’enterre
Brassé de corps et de vies que je porte sur mes épaules

Parce que je me suis senti courber
Avec tous les morceaux des autres que je porte sur moi
J’ai soustrait mon propre poids qui est devenu ombre
Parce que les ombres ne pèsent pas et ne se voient
Que quand le soleil vient...

Mais puisque le soleil ne vient pas
(Déshériter les autres de moi je ne le pouvais pas)
J’ai pensé découdre ce que je suis,
Déchirer toutes les coutures de mon être
Et des tripes de l’amour en faire des ficelles de lumière

J’ai étendu les ficelles, je le jure, sans garder une seule,
Tout au long de la route de ceux qui vivent pour moi
La vie que je ne vis pas ; Mais les fous
N’ont même pas réalisé
Qu’au bord du chemin je me suis abandonnée
Pour pouvoir marcher en les portant sur mon dos
Mais sans personne à l’intérieur de moi

Il se tait mon sourire
Peu à peu, je le sais
Dans les lèvres de mes yeux...
Elle me fait mal, dans ma chair, cette douleur
De porter tant de bouches accrochées
Aux mamelons de ce que je suis
Suçant, avides, toute la lumière que je leur donne
Et moi, glissant déjà, sous le voile noir des ténèbres…

(Carmen Cupido)

dimanche 14 août 2016

Géant Abismal




En silence.
Soutenir le poids de ton absence
Déjà-vu ou Clairvoyance
D'un présage lacrymal
Qui s'attise dans ma veine
Et fait de moi le rameau fantôme
Où, seul, ton ombre
Géant abismal
Ambule, vague, déambule
Et dans l'entre-temps
Dans un murmure
Quasi muette plainte
Tout en moi se meure, s'annule
L'amour, l'air
La vie, la lumière
Et moi ici,
(laisse-moi rire...)
Déjà demi morte,
Je veux encore par la force
Étancher la blessure
De ton absence
En silence.

(Carmen Cupido)



jeudi 12 mai 2016

Au creux de ma paume



Une ombre se glisse
Au seuil de mon être
Dans mon ventre se hisse
La nuit comme un sceptre

Elle m'effleure ; telle fleur de fiel
Et l'(in)culte silence dans son autel
Replie l'insurgé cri dans ma bouche
Quand la noirceur viens et me touche

Folle, ignare, béotienne, la nuit
Elle me veut mais ne sait pas qui je suis...

Je porte le jour au creux de ma paume
L’aube éternelle en forme de baume
Arc-en-ciel à la source infinie
Lumière qui jaillit, jaillit, jaillit...

(Carmen Cupido)

jeudi 28 avril 2016

Dieu sur mon épaule





Oh Dieu,

Fais que mes yeux
Ne tombent dans l'opacité
Cette cruelle cécité
De l'indigne indifférence
Qui plonge les âmes dans l'errance
Et les gorges dans le silence...

Fais que mon coeur percale
Au sommet de sa tige verticale
Ne perde jamais sa belle lueur
De tendre et douce fleur
Qui, dans l'ultime effort pulsionnel
Étire ses pétales vers le ciel...

Je t'en prie,

Viens couper la sangle ventrière
Qu'en suspens retient la lumière
Et éventre, de tes saintes mains,
L'ombre à la matrice féconde
De tous les cris du monde
Vite engloutis, morts nés sans demain...

Je veux tant croire que tu es l'oiseau orphelin
Celui qui brandit son pépiement cristallin
Contre les scies de l'homme qui détruit son nid ...

Quand tu seras fatigué, 
Épuisé de tant oeuvrer, 
Viens, viens te réposer... 
Sur mon épaule !


(Carmen Cupido, 28 Avril 2016)

lundi 26 mars 2012

Aube


























(Le surrealisme de Salvador Dali)


Je vais allumer le soleil
Et réveiller l’aube dans la feuille morte.

Éventrer des fossés avec une plume de lumière
Dans le sol desséché aux pieds de la Muse.

Arracher de l’esprit, extirper du ventre
Une poignée de mots semence
Que j’ai caché dans les coins de ce que je suis.

Je vais doucement,
Puisque chaque vers que je plante a son revers
Comme la rose a l’épine et égratigne l’âme.

Tombe, une pluie de secrets dans la plaine de papier
Du haut des cieux du mystère des Dieux.

Tôt, des couleurs peignent des fleurs
Dans la peau fébrile du poème.

Il naît de l’obscure, l’horizon
Comme une étoile qui s'allume.

(Carmen Cupido)