Affichage des articles dont le libellé est Larmes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Larmes. Afficher tous les articles

vendredi 29 juillet 2022

L'amour, graine et fruit...


Que l'amour te sauve et allume ta flamme
Que sa lumière te guide et ne jamais s'éteigne
À l'heure la plus sombre quand ta vie s'écroule
Et que des larmes aigries de tes yeux s'écoulent

Que l'espoir te lève
Si dans l'abîme tu tombes
Et les vents te poussent
Vers le droit chemin
À chaque fois que tu te perds
De la ligne maîtresse de ton destin

Que ton cri de vie
Ne se meure plus
Au fond de ta gorge
Que ton chant se forge
De forces nouvelles
Prêtes à entamer
Les plus féroces duels
Contre tous les monstres et murs perpétuels

Que le matin te réveille
À la veille d'une nouvelle ère
Ce nouveau temps que tu tant espères
Que l'amour et l'essence priment enfin sur la terre

Que l'amour te sauve et allume ta flamme
Que sa lumière te guide et ne jamais s'éteigne
À l'heure la plus sombre quand ta vie s'écroule
Et que des larmes aigries de tes yeux s'écoulent

L'amour est une porte grande ouverte
Sur des possibilités infinies
Où tu es la graine et seras aussi le fruit!

(Carmen Cupido)


 

jeudi 1 août 2019

La lumière que je leur donne


Il se tait, mon sourire,
Peu à peu, je le sais
Dans les lèvres de mes yeux
Que je mords
Pour que la bouche ne pleure
Les ovules de larmes
Qui descendent les marches
Qui séparent les ovaires de la Poétesse
De l’utérus qui anxieusement attend
 L’embryon Poème

Je plie,
L’un de mes genoux touche déjà terre
Sous le poids que, chaque jour de plus, m’enterre
Brassé de corps et de vies que je porte sur mes épaules

Parce que je me suis senti courber
Avec tous les morceaux des autres que je porte sur moi
J’ai soustrait mon propre poids qui est devenu ombre
Parce que les ombres ne pèsent pas et ne se voient
Que quand le soleil vient...

Mais puisque le soleil ne vient pas
(Déshériter les autres de moi je ne le pouvais pas)
J’ai pensé découdre ce que je suis,
Déchirer toutes les coutures de mon être
Et des tripes de l’amour en faire des ficelles de lumière

J’ai étendu les ficelles, je le jure, sans garder une seule,
Tout au long de la route de ceux qui vivent pour moi
La vie que je ne vis pas ; Mais les fous
N’ont même pas réalisé
Qu’au bord du chemin je me suis abandonnée
Pour pouvoir marcher en les portant sur mon dos
Mais sans personne à l’intérieur de moi

Il se tait mon sourire
Peu à peu, je le sais
Dans les lèvres de mes yeux...
Elle me fait mal, dans ma chair, cette douleur
De porter tant de bouches accrochées
Aux mamelons de ce que je suis
Suçant, avides, toute la lumière que je leur donne
Et moi, glissant déjà, sous le voile noir des ténèbres…

(Carmen Cupido)

lundi 27 février 2017

Marie Silence

(Photo de Maria Flores olhares.com)


Marie est grande.
Parce qu'elle garde à l'intérieur de ce qu'elle est,
toutes les tailles de l'être qu'elle a déjà été
Et la mémoire du sang qu'elle a perdu, des larmes qu'elle a léché
aussi!

Marie est Femme.
Mais quand la tempête vient, elle se fait homme fort, debout
Et ni même au cœur de l'ouragan elle ne tremble ou perd la foi
Parce que sa mère, femme elle aussi, lui a appris
À monter à la croupe du vent pour lui tirer les rênes!

Marie est Corps.
Elle est chair, sang, ombre, péché; Matière, obscur, ventre, sacré
Déesse consacrée; Vierge Mère immaculée
Et Prostituée aussi,
Quand le sexe épanche les temps blessés
cherchant l'oubli dans les plaisirs consommés!

Marie est Pilier.
Mais ses murs sont faits de bras chauds qui forment un foyer
Elle est lien de mille pointes que personne ne retient, pont pour l'au delà du loin
Mer d'aimer l'amour qui sait par cœur
Comment silencer la douleur!

Marie est Arbre.
Et elle traverse les saisons
avec les bouches des ses enfants clouées à ses seins,
branches chargés de fruits d'amours, d’élixir de mère
Et au creux de son décolleté, un tronc d'acier
qui soutient le poids du monde!

Marie est essence.
Imprimée dans l'âme, elle porte la science
De respirer les choses simples
Et quand elle se met à regarder la vie
C'est comme si c'était Dieu qui guignait de là-haut!

(Carmen Cupido)
(Version française de mon poème "Maria é" publié dans "Na Matriz da Palavra")