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mardi 22 août 2023

Une Étreinte d'Ange


 


Je prie…

 

Pour une étreinte de lumière, bénédiction

Lien doux de coton

Qui apaise ma poitrine

Comme un giron de mère velouté

Où je me couche quand l’obscurité

Assaille mon cœur…

 

Je prie…

 

Pour une étreinte serrée

Repos pour guerrier fatigué

Dans un bout de temps

Où le monde à contretemps

Multiplie le poids

Qui me retient prisonnier

 

Je prie…

 

Pour une étreinte puissante, incantation

Qui m’arrache à la hantise

Des jours où mon âme

Ne retrouve ni la force ni le calme

De s’extirper à la désespérance

Quand la foi me manque et le vide m’épuise

 

 Je prie…

 

Pour une étreinte d’ange

Un quelconque archange

Qui, pour un moment que ce soit, me donne abri

 Me donne le repos qui me pousse à la vie

Qui laisse ma tête sur son épaule reposer

Et garde silence quand il m’entendra pleurer !

 

(Carmen Cupido)


mardi 14 mars 2023

Grâce Divine


Grâce Divine
Excelsa sonatine
Violacée radiance
Implosant de fragance
Immense Mer pourpre
Versant de la candeur
Dans mon âme...

Dans les champs, elle flâne
L'épi de lavande
En captivant mouvement
Au gré du vent
Puissante encantation
Qui m'innonde le coeur
Par les yeux...

De moi, pas un seul pépiement
Tel est le frémissement 
Qui fraîne
L'excusé mot 
Quand l'émotion s'agrandit
Au fond de la gorge
Et la voix glisse
Dans ma bouche...

Oh Grâce Divine; oh excelsa sonatine!

(Carmen Cupido)
 

samedi 5 novembre 2022

Coquelicot Fou en Danse Imprudente


Celui-ci est un amour en désamour,
Si présent dans la douleur
De tant vouloir qui mal me veut…

Amour quiet de sentiment profond
Déversant solitude sur mon monde…

Clameur blessée qui s’agite
Cri strident qui ressuscite
Amour Parfait qui n’a jamais été…

Muse meurtrie chantant des lamentations
Élevant aux cieux l’écho de mes tourments...

Vide corsé d’un quelqu’un absent
Mais toujours, toujours, pressant
Et moi, coquelicot fou en danse imprudente...

Fantôme qui bouillonne dans mes veines
Et quasi moqueur, avec tout son calme
Incessamment, prend d’assaut mon âme...

Impitoyable, sa fureur urgente
Brûle, de si incandescente...

Et moi, accrochée au rêve, comme dans l’antan
Je suis nue, ingénue et accueillante
Entre les rayons tenus de chaque aurore...

Et lui, qu’est-ce qu’il s’en soucie ? Si quand il ouvre la porte
Me lance un dédain lancinant
Qui, aiguisé, coupe
Le silence étouffant...

Grondement sibilant d’eau dure
Qui, de tant frapper, perce
Mon cœur blessé...

Et moi, la laide, la mal-aimée, je me sens incroyante
Quand enfin se yeux se posent sur moi, prolongés
Comme s’ils étaient des lèvres qui m’embrassaient.

(Carmen Cupido)


 

vendredi 30 septembre 2022

Ouatée matinée d'automne




En cette
 
Ouatée matinée d’automne

L'une lumière et l'autre guerrière

Me tiennent la main et je sens mon cœur

S’abandonner à la consolante douceur

Porteuse de vie, porteuse d’espoir

Qui adoucit ces jours noirs

Où, sans elles, mon âme si frêle,

S’écroule…


Voyez, comme elles me portent

Tout au long du long chemin

La petite et la grande sœur

Berçant toutes mes peurs

De l’obscur, si incertain

Affligeant, lendemain…


Parce que

Leur foi en moi

Infinie, me vivifie

Dans leur amour

Je me fais alors bravoure

Dans leur certitude

J’inspire fond la gratitude

Dans leur force

Je me renforce

Car leur regard me sacre reine

Et embaume toutes mes peines


Et, oh mon dieu, leur joyeux rire

Est le plus exquis des élixirs

Pour mon pauvre cœur de mère

Dans cette vie douce-amère

Où il y a des heures

Bien plus amères

Que douces !


(Carmen Cupido)


 

lundi 19 septembre 2022

La quiétude du Cygne




Âme ailée


En révérence incourbée

Glisse gracieuse

Mélodique-silencieuse

Sur l’automnal flamme

Qui l’appelle…



Être quiescent

Poursuit indifférent

Au vent du nord

Qui, dans l’air, vient couper

L’estivale langueur

Et la fluctuante chaleur

Qui se fait rosée

Vient engourdir

Le moribond été…



Dans les cieux

Le murmure des hirondelles

Susurre un au revoir

Au crépuscule mystérieux

Et au déchirement de l’aube brumeuse

S’écoulent mille luminescences

Sur le lit bleuté

Où rêve

Et se repose

Le Cygne...



Le Cygne

Âme ailée

En révérence incourbée

Glisse gracieuse

Mélodique-silencieuse

Sur l’automnal flamme

Qui l’appelle…



(Carmen Cupido)

 

vendredi 29 octobre 2021

Vie...


Vie...

Folle, pulse dans la veine
Étincelle qui éblouit
Le noir vide de l'inexistence
Lui insufflant de l'essence

Les premières rafales d'air respirées
Se répandent alors dans ma poitrine
Faisant de moi le lit
De promesses inspirées

Tout de suite, en moi, crient
Les possibilités infinies
Qu'à ma porte frappent
Avec mille histoires inédites

J'ouvre doucement et pendant un moment
Mon entier Être entrevoit
Entre deux brassées de vent
Le délicieux soleil de Printemps

Il y aura, alors, beaucoup de soleil et il y aura des fleurs
Il y aura des rêves et des amours
Beaucoup de rires et d'étreintes
Des couleurs et moults attaches

Mais, au-delà
Les longs hivers
Les brulants enfers
Les jours où je pleurerai
Les jours où je saignerai
Seront là, aussi

Je serai, tant de fois, l'oiseau triste
Une âme fatiguée qui désiste
Plutôt que nectar, je serai fiel
Dans les jours amers, sans miel

Mais tout ceci est la vie
Tantôt fanée, tantôt fleurie
Les épines appartiennent à la rose
Tantôt belle, tantôt douloureuse!

(Carmen Cupido)


 

dimanche 21 mars 2021

Corpus Poème Corpus


Donner "Corpus" au Poème,
Avec mon corps entier.
Guigner dans les entrailles de ce que je suis
Sans bandeau dans les yeux des mots.

Accoucher d'enfants qui naissent sans demander assentiment.
Sans demander pourquoi; pour quoi.
Ils sont, existent et point.

Big Bang de gribouillis
Qui se croient des rêves de lumière,
Traversant le tunnel utérin de la Poétesse.
Ils vont, pressés, arracher des mondes
Au trou noir de l'âme.

Bouts de vérité, qu'en forme de mensonge,
Glissent, je ne sais d'où jusqu'au bec étroit de la Plume.
Murmures d'amour, peut-être désamour, qui brûlent
Les doigts de tous ceux qui touchent la peau du corps du Poème.

Poser l'ouïe dans la poitrine de la nostalgie
Quand celle-ci maudit l'absence,
Lui jetant mille blasphèmes au visage.

Fleur de "Carme" qui éclot, parce que.
Ses racines, creusant, par dedans
La chair qu'elle prend pour Terre.

(Carmen Cupido)

vendredi 21 février 2020

Baiser de Lumière


Je ne veux pas, je ne veux plus
Me lever, chaque jour
Obliger mon corps, mon âme
De traîner le poids, les peines
De l'évidence de ton absence
Comme un boulet que le sort
A attaché à mes pieds.
Je ne veux pas, je ne veux plus

Puis-je te confesser
Que depuis que tu es parti
Vivre sans ciel ni étoiles
M'est devenu insupportable
Que je crains que si je laisse fleurir les mots
Les rimes en folie se fassent dévastateurs flots
Noyant tous les battements de mon coeur
Dans une mer de mélancolique poésie
Perpétuellement noircie par le viscéral silence
Tu sais? Ce néant abyssal que tu as laissé
Au creux de mes mains
Quand tu t'en es allé

Comment?
Aide-moi, je ne comprends pas
Toi, l'étoile qui s'est consommé
Qui n'existe plus, qui n'existe pas
Peut-il être l'astre du berger qu'encore me conduit
Altier, au zénith,  au milieu de ma nuit
Celui, qu'à chaque aurore
En douce, effleure ma bouche
De son baiser de lumière...

(Carmen Cupido)

mardi 22 août 2017

Quelque chose de mort dans les yeux


Cloîtré
dans ma voix
un son sans son
insomnieux

Torchon tortueux
essoré
de la douleur
que le mot
ne veut plus raconter

Il se vide 
mon coeur
du chant
enchantement
de la Muse

Seuls
les vers en blanc
encagent
des fleurs fanées
dans mon âme

Il me reste...
Quelque chose de mort dans les yeux.

(Carmen Cupido)

(Traduction au français du Poème "Algo de morte nos olhos" in Corpo do Poema)




lundi 15 août 2016

Fleur en Bouche


Le silence...

Ce mot comme un autre
Blessure qui se vautre
Dans le sommeil du secret
Étreinte caché d'un regret
Aux syllabes suspendues
Âme distendue
Par le fil de l'agonie
Douleur à l'heure
Où le tout en dysphonie
Est une fleur qui se meure
En bouche !

(Carmen Cupido)

mercredi 27 juillet 2016

Le Cygne et la Tourterelle



Dans
la gaieté
d'un jour d'été,
un hymne émane
du bec mélomane
de la rieuse tourterelle
sous la verdoyante ombrelle,
haute branche du sapin 
au fond de mon jardin

Et...

Sous le ciel
blanc bleu ouateux,
l'envoûtant air mélodieux,
d'un coup de crayon
à l'intérieur de mes yeux,
érige à gracieux cygne
la triste tourterelle
qui glisse ses curvilignes
sur les eaux imaginaires
de mon esprit, quasi endormi,
aux bras de la belle saison

Voilà que...

Un chant gris d'oiseau aura suffit
pour calmer l’enivrante ébriété
des jours lents, ardents, de l'été
dans l'âme nouvellement rafraîchie!

(Carmen Cupido)

jeudi 5 mai 2016

Le Soleil et les Étoiles
































(Photo La recontre du Soleil et des étoiles d'André Cupido)


Petites âmes célestes
S'en vont à l'encontre
Du géant immodeste
Insolite rencontre
D'étoiles pullulantes
À l'audace insolente
Venues s'effleurer
Au grand Maître Vermeil
L'incandescent astre Soleil
Roi absolu dans son donjon
Nucléaire bourgeon
Aux hautains rayons
Qui se prennent pour des épées
Au centre de la voie lactée...

Béant d'étonnement
Le Néant, ne souffle mot!

(Carmen Cupido)

dimanche 6 mai 2012

Sous les doigts de Chopin






















Il y a des jours

Où,
Dans l’âme
Le silence est une lame
Qui glisse froide, tranchante
Dans la courbe descendante
De la gorge…

Et Il y a des jours

Où,
Au fond de la rétine
Le silence est opus, sonatine
Et les mots sur le calepin
Concerto pour piano
Sous les doigts de Chopin !

(Carmen Cupido)

lundi 26 mars 2012

Aube


























(Le surrealisme de Salvador Dali)


Je vais allumer le soleil
Et réveiller l’aube dans la feuille morte.

Éventrer des fossés avec une plume de lumière
Dans le sol desséché aux pieds de la Muse.

Arracher de l’esprit, extirper du ventre
Une poignée de mots semence
Que j’ai caché dans les coins de ce que je suis.

Je vais doucement,
Puisque chaque vers que je plante a son revers
Comme la rose a l’épine et égratigne l’âme.

Tombe, une pluie de secrets dans la plaine de papier
Du haut des cieux du mystère des Dieux.

Tôt, des couleurs peignent des fleurs
Dans la peau fébrile du poème.

Il naît de l’obscure, l’horizon
Comme une étoile qui s'allume.

(Carmen Cupido)