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samedi 5 novembre 2022

Coquelicot Fou en Danse Imprudente


Celui-ci est un amour en désamour,
Si présent dans la douleur
De tant vouloir qui mal me veut…

Amour quiet de sentiment profond
Déversant solitude sur mon monde…

Clameur blessée qui s’agite
Cri strident qui ressuscite
Amour Parfait qui n’a jamais été…

Muse meurtrie chantant des lamentations
Élevant aux cieux l’écho de mes tourments...

Vide corsé d’un quelqu’un absent
Mais toujours, toujours, pressant
Et moi, coquelicot fou en danse imprudente...

Fantôme qui bouillonne dans mes veines
Et quasi moqueur, avec tout son calme
Incessamment, prend d’assaut mon âme...

Impitoyable, sa fureur urgente
Brûle, de si incandescente...

Et moi, accrochée au rêve, comme dans l’antan
Je suis nue, ingénue et accueillante
Entre les rayons tenus de chaque aurore...

Et lui, qu’est-ce qu’il s’en soucie ? Si quand il ouvre la porte
Me lance un dédain lancinant
Qui, aiguisé, coupe
Le silence étouffant...

Grondement sibilant d’eau dure
Qui, de tant frapper, perce
Mon cœur blessé...

Et moi, la laide, la mal-aimée, je me sens incroyante
Quand enfin se yeux se posent sur moi, prolongés
Comme s’ils étaient des lèvres qui m’embrassaient.

(Carmen Cupido)


 

mardi 22 août 2017

Quelque chose de mort dans les yeux


Cloîtré
dans ma voix
un son sans son
insomnieux

Torchon tortueux
essoré
de la douleur
que le mot
ne veut plus raconter

Il se vide 
mon coeur
du chant
enchantement
de la Muse

Seuls
les vers en blanc
encagent
des fleurs fanées
dans mon âme

Il me reste...
Quelque chose de mort dans les yeux.

(Carmen Cupido)

(Traduction au français du Poème "Algo de morte nos olhos" in Corpo do Poema)




mardi 17 mai 2016

Fil de Lune



Je sens
Un son qui se forge
Au fond de ma gorge
Un mot silentium – immune
Bravant la fine bruine
Gouttelettes aloïne
Vers amer, fluide amertume
Tristesse – en – âme qui hume
L'humus poème
en silence...

Oui,
Un seul mot suffit
Pour réveiller la Muse
Léthargique recluse
De ma bouche close
Et soudain, l'écho retentit
Allumant l'esprit
Comme un fière fil de lune
Extirpant à l'obscurité inopportune
Sa douce mélodie...

Ah, Poésie ! ; Ah, Poésie !

(Carmen Cupido)

lundi 26 mars 2012

Aube


























(Le surrealisme de Salvador Dali)


Je vais allumer le soleil
Et réveiller l’aube dans la feuille morte.

Éventrer des fossés avec une plume de lumière
Dans le sol desséché aux pieds de la Muse.

Arracher de l’esprit, extirper du ventre
Une poignée de mots semence
Que j’ai caché dans les coins de ce que je suis.

Je vais doucement,
Puisque chaque vers que je plante a son revers
Comme la rose a l’épine et égratigne l’âme.

Tombe, une pluie de secrets dans la plaine de papier
Du haut des cieux du mystère des Dieux.

Tôt, des couleurs peignent des fleurs
Dans la peau fébrile du poème.

Il naît de l’obscure, l’horizon
Comme une étoile qui s'allume.

(Carmen Cupido)