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lundi 19 septembre 2022

La quiétude du Cygne




Âme ailée


En révérence incourbée

Glisse gracieuse

Mélodique-silencieuse

Sur l’automnal flamme

Qui l’appelle…



Être quiescent

Poursuit indifférent

Au vent du nord

Qui, dans l’air, vient couper

L’estivale langueur

Et la fluctuante chaleur

Qui se fait rosée

Vient engourdir

Le moribond été…



Dans les cieux

Le murmure des hirondelles

Susurre un au revoir

Au crépuscule mystérieux

Et au déchirement de l’aube brumeuse

S’écoulent mille luminescences

Sur le lit bleuté

Où rêve

Et se repose

Le Cygne...



Le Cygne

Âme ailée

En révérence incourbée

Glisse gracieuse

Mélodique-silencieuse

Sur l’automnal flamme

Qui l’appelle…



(Carmen Cupido)

 

lundi 12 septembre 2022

En un Souffle d'Enfant


En un souffle

Souffle l’enfant

L’espoir

Que le soleil s’attarde

Dans cette fin d’après-midi

Où, tambour battant

S’en va l’été

Hautainement monté

Sur la croupe d’une dent-de-lion

 

Vers la déclinaison il se tourne

Et maintenant qu’est arrivé l’automnal brume

Pour embuer l’aube

Il est à peine un fin filament

Avalant le ressentiment

De ne plus être une flave fleur

Illuminant avec sa splendeur

La rougeoyante aurore

 

Il monte au poitrail du vent

En direction du couvent

Des saisons finies

Il va en un souffle d’enfant

Agrippé à l’espoir

De pouvoir revenir

De la lente voie

Mouvement terrestre

Par le royaume céleste!


(Carmen Cupido)

jeudi 12 mai 2016

Au creux de ma paume



Une ombre se glisse
Au seuil de mon être
Dans mon ventre se hisse
La nuit comme un sceptre

Elle m'effleure ; telle fleur de fiel
Et l'(in)culte silence dans son autel
Replie l'insurgé cri dans ma bouche
Quand la noirceur viens et me touche

Folle, ignare, béotienne, la nuit
Elle me veut mais ne sait pas qui je suis...

Je porte le jour au creux de ma paume
L’aube éternelle en forme de baume
Arc-en-ciel à la source infinie
Lumière qui jaillit, jaillit, jaillit...

(Carmen Cupido)

lundi 26 mars 2012

Aube


























(Le surrealisme de Salvador Dali)


Je vais allumer le soleil
Et réveiller l’aube dans la feuille morte.

Éventrer des fossés avec une plume de lumière
Dans le sol desséché aux pieds de la Muse.

Arracher de l’esprit, extirper du ventre
Une poignée de mots semence
Que j’ai caché dans les coins de ce que je suis.

Je vais doucement,
Puisque chaque vers que je plante a son revers
Comme la rose a l’épine et égratigne l’âme.

Tombe, une pluie de secrets dans la plaine de papier
Du haut des cieux du mystère des Dieux.

Tôt, des couleurs peignent des fleurs
Dans la peau fébrile du poème.

Il naît de l’obscure, l’horizon
Comme une étoile qui s'allume.

(Carmen Cupido)

samedi 24 mars 2012

Perce-neige
























Perce-neige
En silence
A l'incomparable
Patience
De scruter
Là haut
L'oiseau
Dans son 
Premier chant
Comme si
Le printemps
Était un poème
Qui s'arrache
À l'aube!

(Carmen Cupido)