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vendredi 29 octobre 2021

Vie...


Vie...

Folle, pulse dans la veine
Étincelle qui éblouit
Le noir vide de l'inexistence
Lui insufflant de l'essence

Les premières rafales d'air respirées
Se répandent alors dans ma poitrine
Faisant de moi le lit
De promesses inspirées

Tout de suite, en moi, crient
Les possibilités infinies
Qu'à ma porte frappent
Avec mille histoires inédites

J'ouvre doucement et pendant un moment
Mon entier Être entrevoit
Entre deux brassées de vent
Le délicieux soleil de Printemps

Il y aura, alors, beaucoup de soleil et il y aura des fleurs
Il y aura des rêves et des amours
Beaucoup de rires et d'étreintes
Des couleurs et moults attaches

Mais, au-delà
Les longs hivers
Les brulants enfers
Les jours où je pleurerai
Les jours où je saignerai
Seront là, aussi

Je serai, tant de fois, l'oiseau triste
Une âme fatiguée qui désiste
Plutôt que nectar, je serai fiel
Dans les jours amers, sans miel

Mais tout ceci est la vie
Tantôt fanée, tantôt fleurie
Les épines appartiennent à la rose
Tantôt belle, tantôt douloureuse!

(Carmen Cupido)


 

jeudi 28 février 2019

En choeur



Et
C’est arrivé
Ce moment
Où le temps
Et les plaies profondes
Égorgent mes mots
Et inondent
Le fond de ma gorge
De fiel
Et le miel
Tant dilué
Est tout
Sauf sucré
Dans mon cœur,
Les fleurs
Ne valsent plus
À la douceur du vent
Et l’allègre pépiement
De l’oiseau perdu
Pour toujours
S’est tu
Même les lucioles
Ne cabriolent plus
Et se meurent
Et leurs lueurs
Ah, leurs lueurs
Ne m’en illuminent
Plus…
Or, me voici
Dans la pente obscure
Du cruel désamour
Où même tes yeux
Me sont interdits
Telles des étoiles
Qui se nient à la nuit
Maudite absence
Perfidement présente
Et ton silence
Ah ton meurtrier silence
Entière, me détruit
Il a en lui
Cette terrible puissance
De broyer mon cœur
D’une seule main
Et bien
Que j’en appelle
À tous les anges
Et à tous les saints
Pour que cesse
L’infâme douleur
Seule la tristesse
Et la stupeur
Me répondent 
En chœur !

(Carmen Cupido, 28.02.2019)

lundi 19 novembre 2018

L'innommable



Derrière la porte fermée
Une ombre se cachait
Et la terreur était une mortelle poussière
Un nuage noir qui tournoyait dans l’air
Et tes pieds de plomb, pieds de fer
Faisaient de moi le sol
Où tu dansais

Spectre ou fantôme
Ou diable innommable
C’est de la rage que tu mettais à table
Je serrais les dents
 Ma bouche se clouait
Tu m’ordonnais : Mange misérable
Ma faim était une autre
Celle de l’oiseau qui s’envolait

Mille poings pleuvaient
Mille lames d’épées
qu’à outrance me blessaient
Et dans tes mains des ouragans
qui me jetaient contre le mur
Et contre le mur écrasés
Mon corps blessé, mes yeux révoltés,
Perdaient de vue le futur

Et Bec et ongles, je m’agrippais
Par le fil, les rêves, la vie, je retenais
Et tandis que tu vociférais
Mes yeux se faisait fleuve
Au lit qui débordait
tout le venin que tu me donnais

Et de tout mon être je vomissais
Le mal absolu que tu étais
Oh Spectre; Oh Diable innommable
Tu ne mettras plus jamais rien à table !

(Carmen Cupido, 17.11.2018)
(Traduction/Arrangement du poème 
"Diabo sem nome" du blog "Na Matriz da Palavra",2010)


mercredi 27 juillet 2016

Le Cygne et la Tourterelle



Dans
la gaieté
d'un jour d'été,
un hymne émane
du bec mélomane
de la rieuse tourterelle
sous la verdoyante ombrelle,
haute branche du sapin 
au fond de mon jardin

Et...

Sous le ciel
blanc bleu ouateux,
l'envoûtant air mélodieux,
d'un coup de crayon
à l'intérieur de mes yeux,
érige à gracieux cygne
la triste tourterelle
qui glisse ses curvilignes
sur les eaux imaginaires
de mon esprit, quasi endormi,
aux bras de la belle saison

Voilà que...

Un chant gris d'oiseau aura suffit
pour calmer l’enivrante ébriété
des jours lents, ardents, de l'été
dans l'âme nouvellement rafraîchie!

(Carmen Cupido)

jeudi 28 avril 2016

Dieu sur mon épaule





Oh Dieu,

Fais que mes yeux
Ne tombent dans l'opacité
Cette cruelle cécité
De l'indigne indifférence
Qui plonge les âmes dans l'errance
Et les gorges dans le silence...

Fais que mon coeur percale
Au sommet de sa tige verticale
Ne perde jamais sa belle lueur
De tendre et douce fleur
Qui, dans l'ultime effort pulsionnel
Étire ses pétales vers le ciel...

Je t'en prie,

Viens couper la sangle ventrière
Qu'en suspens retient la lumière
Et éventre, de tes saintes mains,
L'ombre à la matrice féconde
De tous les cris du monde
Vite engloutis, morts nés sans demain...

Je veux tant croire que tu es l'oiseau orphelin
Celui qui brandit son pépiement cristallin
Contre les scies de l'homme qui détruit son nid ...

Quand tu seras fatigué, 
Épuisé de tant oeuvrer, 
Viens, viens te réposer... 
Sur mon épaule !


(Carmen Cupido, 28 Avril 2016)

dimanche 7 décembre 2014

Silence Blanc


















Oiseau muet au chant égaré
Dans la gorge acérée
De l'austère hiver...

Mélancolie à fleur de ciel
Engourdit le bleu et les ailes
Au vol à l'envol avorté...

Il pleure son printemps
Au pépiement éloquent
Sous un silence blanc...

(Carmen Cupido)

samedi 24 mars 2012

Perce-neige
























Perce-neige
En silence
A l'incomparable
Patience
De scruter
Là haut
L'oiseau
Dans son 
Premier chant
Comme si
Le printemps
Était un poème
Qui s'arrache
À l'aube!

(Carmen Cupido)