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mardi 14 mars 2023

Grâce Divine


Grâce Divine
Excelsa sonatine
Violacée radiance
Implosant de fragance
Immense Mer pourpre
Versant de la candeur
Dans mon âme...

Dans les champs, elle flâne
L'épi de lavande
En captivant mouvement
Au gré du vent
Puissante encantation
Qui m'innonde le coeur
Par les yeux...

De moi, pas un seul pépiement
Tel est le frémissement 
Qui fraîne
L'excusé mot 
Quand l'émotion s'agrandit
Au fond de la gorge
Et la voix glisse
Dans ma bouche...

Oh Grâce Divine; oh excelsa sonatine!

(Carmen Cupido)
 

jeudi 12 mars 2020

Poème Vernal




Il neige.
À la lisière du Printemps
Le jour se couvre
D'un manteau blanc.
L’hiver se plaît ; le froid s’étend.

Il neige. 
Le feu s’allume
Et au coin de l’âtre, 
Le jour file
Encore et toujours
Son fil hivernal.

Il neige.
Le soleil, endormi,
Se repose dans son sommeil hiémal
Dame nature, affaiblie,
Le suit dans son lit.

Il neige.
Les clochettes
Perceuses de Neige
Trop engourdies
(Ne sentant pas venir l’équinoxe)
Sous terre se blottissent
Les unes contre les autres

Il neige.
Face à l’ennemi 
À la cape opaline
Les Magnolias embryonnaires
Battent en retraite.

Il neige. 
Seul l’air du vent
Lamente les cris 
Des enfants 
Les arbres nus
Et les pépiements
Oubliés des oiseaux.

Il neige.
Et depuis ma fenêtre
Je vois tomber les flocons
Couleur virginal
Ils viennent tâcher
De leur encre glaciale
Mon poème vernal.

(Carmen Cupido)

jeudi 28 février 2019

En choeur



Et
C’est arrivé
Ce moment
Où le temps
Et les plaies profondes
Égorgent mes mots
Et inondent
Le fond de ma gorge
De fiel
Et le miel
Tant dilué
Est tout
Sauf sucré
Dans mon cœur,
Les fleurs
Ne valsent plus
À la douceur du vent
Et l’allègre pépiement
De l’oiseau perdu
Pour toujours
S’est tu
Même les lucioles
Ne cabriolent plus
Et se meurent
Et leurs lueurs
Ah, leurs lueurs
Ne m’en illuminent
Plus…
Or, me voici
Dans la pente obscure
Du cruel désamour
Où même tes yeux
Me sont interdits
Telles des étoiles
Qui se nient à la nuit
Maudite absence
Perfidement présente
Et ton silence
Ah ton meurtrier silence
Entière, me détruit
Il a en lui
Cette terrible puissance
De broyer mon cœur
D’une seule main
Et bien
Que j’en appelle
À tous les anges
Et à tous les saints
Pour que cesse
L’infâme douleur
Seule la tristesse
Et la stupeur
Me répondent 
En chœur !

(Carmen Cupido, 28.02.2019)

dimanche 7 décembre 2014

Silence Blanc


















Oiseau muet au chant égaré
Dans la gorge acérée
De l'austère hiver...

Mélancolie à fleur de ciel
Engourdit le bleu et les ailes
Au vol à l'envol avorté...

Il pleure son printemps
Au pépiement éloquent
Sous un silence blanc...

(Carmen Cupido)