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dimanche 21 mars 2021

Corpus Poème Corpus


Donner "Corpus" au Poème,
Avec mon corps entier.
Guigner dans les entrailles de ce que je suis
Sans bandeau dans les yeux des mots.

Accoucher d'enfants qui naissent sans demander assentiment.
Sans demander pourquoi; pour quoi.
Ils sont, existent et point.

Big Bang de gribouillis
Qui se croient des rêves de lumière,
Traversant le tunnel utérin de la Poétesse.
Ils vont, pressés, arracher des mondes
Au trou noir de l'âme.

Bouts de vérité, qu'en forme de mensonge,
Glissent, je ne sais d'où jusqu'au bec étroit de la Plume.
Murmures d'amour, peut-être désamour, qui brûlent
Les doigts de tous ceux qui touchent la peau du corps du Poème.

Poser l'ouïe dans la poitrine de la nostalgie
Quand celle-ci maudit l'absence,
Lui jetant mille blasphèmes au visage.

Fleur de "Carme" qui éclot, parce que.
Ses racines, creusant, par dedans
La chair qu'elle prend pour Terre.

(Carmen Cupido)

vendredi 21 février 2020

Baiser de Lumière


Je ne veux pas, je ne veux plus
Me lever, chaque jour
Obliger mon corps, mon âme
De traîner le poids, les peines
De l'évidence de ton absence
Comme un boulet que le sort
A attaché à mes pieds.
Je ne veux pas, je ne veux plus

Puis-je te confesser
Que depuis que tu es parti
Vivre sans ciel ni étoiles
M'est devenu insupportable
Que je crains que si je laisse fleurir les mots
Les rimes en folie se fassent dévastateurs flots
Noyant tous les battements de mon coeur
Dans une mer de mélancolique poésie
Perpétuellement noircie par le viscéral silence
Tu sais? Ce néant abyssal que tu as laissé
Au creux de mes mains
Quand tu t'en es allé

Comment?
Aide-moi, je ne comprends pas
Toi, l'étoile qui s'est consommé
Qui n'existe plus, qui n'existe pas
Peut-il être l'astre du berger qu'encore me conduit
Altier, au zénith,  au milieu de ma nuit
Celui, qu'à chaque aurore
En douce, effleure ma bouche
De son baiser de lumière...

(Carmen Cupido)

jeudi 28 février 2019

En choeur



Et
C’est arrivé
Ce moment
Où le temps
Et les plaies profondes
Égorgent mes mots
Et inondent
Le fond de ma gorge
De fiel
Et le miel
Tant dilué
Est tout
Sauf sucré
Dans mon cœur,
Les fleurs
Ne valsent plus
À la douceur du vent
Et l’allègre pépiement
De l’oiseau perdu
Pour toujours
S’est tu
Même les lucioles
Ne cabriolent plus
Et se meurent
Et leurs lueurs
Ah, leurs lueurs
Ne m’en illuminent
Plus…
Or, me voici
Dans la pente obscure
Du cruel désamour
Où même tes yeux
Me sont interdits
Telles des étoiles
Qui se nient à la nuit
Maudite absence
Perfidement présente
Et ton silence
Ah ton meurtrier silence
Entière, me détruit
Il a en lui
Cette terrible puissance
De broyer mon cœur
D’une seule main
Et bien
Que j’en appelle
À tous les anges
Et à tous les saints
Pour que cesse
L’infâme douleur
Seule la tristesse
Et la stupeur
Me répondent 
En chœur !

(Carmen Cupido, 28.02.2019)

dimanche 14 août 2016

Géant Abismal




En silence.
Soutenir le poids de ton absence
Déjà-vu ou Clairvoyance
D'un présage lacrymal
Qui s'attise dans ma veine
Et fait de moi le rameau fantôme
Où, seul, ton ombre
Géant abismal
Ambule, vague, déambule
Et dans l'entre-temps
Dans un murmure
Quasi muette plainte
Tout en moi se meure, s'annule
L'amour, l'air
La vie, la lumière
Et moi ici,
(laisse-moi rire...)
Déjà demi morte,
Je veux encore par la force
Étancher la blessure
De ton absence
En silence.

(Carmen Cupido)



jeudi 5 avril 2012

Maux écarlates




















Les doigts de ton absence
Détissent en silence
Mes maux écarlates

Dans mon ventre, un néant
Trou noir ; Gouffre béant
De toute joie ou sentiment

Pour tout langage,
Des échos amaigris
De toute forme de bagage

Seul mon cœur défeuillé
Tapisse l’abîme creusé
Au creux de mes bras

(Carmen Cupido)