Affichage des articles dont le libellé est Mains. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mains. Afficher tous les articles

vendredi 21 février 2020

Baiser de Lumière


Je ne veux pas, je ne veux plus
Me lever, chaque jour
Obliger mon corps, mon âme
De traîner le poids, les peines
De l'évidence de ton absence
Comme un boulet que le sort
A attaché à mes pieds.
Je ne veux pas, je ne veux plus

Puis-je te confesser
Que depuis que tu es parti
Vivre sans ciel ni étoiles
M'est devenu insupportable
Que je crains que si je laisse fleurir les mots
Les rimes en folie se fassent dévastateurs flots
Noyant tous les battements de mon coeur
Dans une mer de mélancolique poésie
Perpétuellement noircie par le viscéral silence
Tu sais? Ce néant abyssal que tu as laissé
Au creux de mes mains
Quand tu t'en es allé

Comment?
Aide-moi, je ne comprends pas
Toi, l'étoile qui s'est consommé
Qui n'existe plus, qui n'existe pas
Peut-il être l'astre du berger qu'encore me conduit
Altier, au zénith,  au milieu de ma nuit
Celui, qu'à chaque aurore
En douce, effleure ma bouche
De son baiser de lumière...

(Carmen Cupido)

lundi 19 novembre 2018

L'innommable



Derrière la porte fermée
Une ombre se cachait
Et la terreur était une mortelle poussière
Un nuage noir qui tournoyait dans l’air
Et tes pieds de plomb, pieds de fer
Faisaient de moi le sol
Où tu dansais

Spectre ou fantôme
Ou diable innommable
C’est de la rage que tu mettais à table
Je serrais les dents
 Ma bouche se clouait
Tu m’ordonnais : Mange misérable
Ma faim était une autre
Celle de l’oiseau qui s’envolait

Mille poings pleuvaient
Mille lames d’épées
qu’à outrance me blessaient
Et dans tes mains des ouragans
qui me jetaient contre le mur
Et contre le mur écrasés
Mon corps blessé, mes yeux révoltés,
Perdaient de vue le futur

Et Bec et ongles, je m’agrippais
Par le fil, les rêves, la vie, je retenais
Et tandis que tu vociférais
Mes yeux se faisait fleuve
Au lit qui débordait
tout le venin que tu me donnais

Et de tout mon être je vomissais
Le mal absolu que tu étais
Oh Spectre; Oh Diable innommable
Tu ne mettras plus jamais rien à table !

(Carmen Cupido, 17.11.2018)
(Traduction/Arrangement du poème 
"Diabo sem nome" du blog "Na Matriz da Palavra",2010)


vendredi 7 avril 2017

La Poétesse et la Mer


Viens,
Oh grand bleu
Dans l'antre de mes yeux
Et emmène-moi au loin
Mon rêve
Se niche déjà
Au creux de tes mains
Et moi, je me jette éperdument
Dans tes bras

Viens,
Et emmène-moi au large
Sur la croupe de ta vague
Galopons-y vélocement
jusqu'à l'azur fort reluisant
Montre-moi donc cet autre monde
Que la magie (encore) inonde
D'enchantement

Si,
À la fin du voyage
De ce chemin d'aérien halage
Tu vois que le vertige me prend
Dépose-moi gentiment
Sur ton flanc d'ouateuse écume
Ton lit de blanches plumes
Où mon âme à nue en mots se muera
Goutte à goutte, le silence se diluera
En mille et un poèmes
Or naïfs, or bohèmes
Qui s'en iront, enfiévrés
Traverser de pair en pair
L'horizon de papier
Et tel des troubadours
Déclameront la belle histoire d'amour
De la Poétesse et de la Mer...

Et, tandis que la poésie se couchera; La page blanche, elle, attendrie, lui sourira!

(Carmen Cupido)