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vendredi 28 février 2020

Instant entre deux souffles


L’Aria du silence
Est une vieille amie
Qui me prend sous son art
Sous sa mélodie
Sagesse dans le désespoir
L’ombre qui me suit
Fidèle à mes pas
Où que j’aille
Elle est là
Dans les pavés des rues
Dans les sentiers perdus
Dans la douleur
Dans la fureur
Dans l’aveuglement
D'un moment de rage
D'un égarement du discernement
Elle est là, 
Me berce dans ces bras
Assise dans un interstice
De prudence et de paix
M’arrachant ainsi
(Pour un instant suspendu entre deux souffles)
Des griffes des mots
Qui insultent ou trahissent
Fatiguent ou alourdissent
Dans tous les cas de figure
Où abondent le sang et les blessures.

(Carmen Cupido)

jeudi 6 février 2020

L'oisillon Poème


Y a-t-il que moi qui perçoit
L'exaltation de la dolence
Au premier coup de bec
De l'oisillon poème
Dans la coquille du silence?

Cette matrice menue
Où le mal se fait mot
Matière pour métaphore
Restituant forme et splendeur
Aux chants endormis des Muses

L'enchanteresse mélodie
Et l'écho que d'elle résonne
C'est un éclair en bouche
À l'exaltée arôme
Qui sautille dans mes papilles

Oh l'imprédictible tempête
Qu'en défeuillant ses vents, ses orages
Déverse mille verses
Au fond de ma gorge!

(Carmen Cupido)

mardi 17 mai 2016

Fil de Lune



Je sens
Un son qui se forge
Au fond de ma gorge
Un mot silentium – immune
Bravant la fine bruine
Gouttelettes aloïne
Vers amer, fluide amertume
Tristesse – en – âme qui hume
L'humus poème
en silence...

Oui,
Un seul mot suffit
Pour réveiller la Muse
Léthargique recluse
De ma bouche close
Et soudain, l'écho retentit
Allumant l'esprit
Comme un fière fil de lune
Extirpant à l'obscurité inopportune
Sa douce mélodie...

Ah, Poésie ! ; Ah, Poésie !

(Carmen Cupido)

dimanche 22 avril 2012

Rosée du Matin

























Le silence,
Ce nid utérin
Rosée du matin
Hivernal castel
Contenant en son sein
La fleur du mot encore si frêle

Aux premiers rayons du soleil
La promesse s’étire, s’éveille
Petit à petit, la fleur du mot se fait fruit
Se fait voix, se fait bruit, se fait chair, mûrit

Et le poème apnéique  
Transperçant dans l'acte 
Son propre liquide amniotique
D'un seul cri, délivre intacte
Son entière mélodie!

(Carmen Cupido)