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mardi 6 juin 2023

Eurythmie




Parce que dehors,

Le cycle de la vie

Est un interminable mystère

Où rien est pérenne

Dans cette histoire d’un monde

Qui tourne obstinément

Nous voici, victorieusement

Aux portes d’un nouveau printemps

Par où erre et s’exaspère

L’inhospitalier hiver que, ensommeillé

S’endort, enfin, sur l’humus de l’automne



Dans l’ébahi hivernage

Il y a une brumaille dissoute

Où les gouttes rosées

Sont, finalement, des fées déguisées

Répandant de la magie

Versant de la vie

Et, oh éblouissement ; oh enchantement

Tout de suite

Des campanules pressées

S’érigent du sol déchiré

Vers le haut, la tige étirée

Et moi, l’œil embué

Cœur en arythmie

Souffle coupé

Je m’allie, extasiée

À cette délectable eurythmie !



Carmen Cupido)

 

vendredi 30 septembre 2022

Ouatée matinée d'automne




En cette
 
Ouatée matinée d’automne

L'une lumière et l'autre guerrière

Me tiennent la main et je sens mon cœur

S’abandonner à la consolante douceur

Porteuse de vie, porteuse d’espoir

Qui adoucit ces jours noirs

Où, sans elles, mon âme si frêle,

S’écroule…


Voyez, comme elles me portent

Tout au long du long chemin

La petite et la grande sœur

Berçant toutes mes peurs

De l’obscur, si incertain

Affligeant, lendemain…


Parce que

Leur foi en moi

Infinie, me vivifie

Dans leur amour

Je me fais alors bravoure

Dans leur certitude

J’inspire fond la gratitude

Dans leur force

Je me renforce

Car leur regard me sacre reine

Et embaume toutes mes peines


Et, oh mon dieu, leur joyeux rire

Est le plus exquis des élixirs

Pour mon pauvre cœur de mère

Dans cette vie douce-amère

Où il y a des heures

Bien plus amères

Que douces !


(Carmen Cupido)


 

jeudi 27 février 2020

Soleil d'Automne



Je t’attends
Depuis la nuit des temps
Je suis ce tournesol, tête dans le ciel
Scrutant avidement
L’entière ovalité de l’horizon
Mes yeux rivés sur toi
Oh Astre majeur
Du haut de mon silence
Je guette ton passage
À l’équateur céleste
Et tu viendras,
Au coin de ta bouche
Tu porteras
Ton sourire solaire
Et les profonds sillons
Que la dureté des chemins
Aura creusé
À la lisière de tes yeux
Déclameront les histoires
Chaque ligne de ta trajectoire
Périlleuse, entre les équinoxes
Ton regard de lumière
Se posera alors sur mon cœur
Révélant toute la candeur
Qui définit ton visage
Et je reconnaîtrai
Dans la distincte intégrité
De la quiétude que tu m’offres
Que ce Soleil
Vêtu d’automne
Est le destin
Qui frappe enfin
À ma porte.

(Carmen Cupido)