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vendredi 30 septembre 2022

Ouatée matinée d'automne




En cette
 
Ouatée matinée d’automne

L'une lumière et l'autre guerrière

Me tiennent la main et je sens mon cœur

S’abandonner à la consolante douceur

Porteuse de vie, porteuse d’espoir

Qui adoucit ces jours noirs

Où, sans elles, mon âme si frêle,

S’écroule…


Voyez, comme elles me portent

Tout au long du long chemin

La petite et la grande sœur

Berçant toutes mes peurs

De l’obscur, si incertain

Affligeant, lendemain…


Parce que

Leur foi en moi

Infinie, me vivifie

Dans leur amour

Je me fais alors bravoure

Dans leur certitude

J’inspire fond la gratitude

Dans leur force

Je me renforce

Car leur regard me sacre reine

Et embaume toutes mes peines


Et, oh mon dieu, leur joyeux rire

Est le plus exquis des élixirs

Pour mon pauvre cœur de mère

Dans cette vie douce-amère

Où il y a des heures

Bien plus amères

Que douces !


(Carmen Cupido)


 

jeudi 27 septembre 2018

Blessures opalines


Ne me cherchez plus
Au fond de mes yeux
Je ne suis plus
Qu’un rêve brumeux
Qui gît au fond de moi
Une ombre difforme
De l’être que j’ai voulu être
Mais que je n’ai jamais été

Sous cette terre qui m’enterre
Je ne suis qu’un perce-neige qui s’oublie
Sous son tombeau blanc ensevelît
Son corps frêle à moitié engourdît
N’a plus la force de tirer sur ses racines
Et mille et une blessures opalines
Glacent son cœur, qu’à petit feu, se meurt

La fleur lentement s’éteint
Sa tige a inexorablement perdu son chemin
Dans les profondeurs du gosier vorace de l’hiver

Tout au fond de sa torpeur, une douceur printanière, inconsolable, erre…

Inconsolable, erre.

(Carmen Cupido)